le dalaï lama, que Pékin accuse de troubles, menace de démissionner

le dalaï lama, que Pékin accuse de troubles, menace de démissionner
La Chine a accusé le dalaï lama d'avoir voulu saboter les Jeux olympiques en provoquant des troubles au Tibet

alors que le chef spirituel menaçait de démissionner si les violences se poursuivent.

Le dalaï lama a assuré mardi à Dharamsala (nord de l'Inde) qu'il n'avait pas de prise sur les violences qui ont secoué le Tibet, menaçant de quitter sa charge de chef spirituel du bouddhisme tibétain si la situation se dégradait davantage.

"Si la situation évolue hors de tout contrôle, alors reste la possibilité de démissionner (...) La démission est la seule option"

a déclaré le dalaï lama lors d'une entrevue avec des journalistes.

"Nous n'avons pas de prise sur ce mouvement", a également insisté le chef spirituel tibétain, assurant ne pas être en position de dire aux Tibétains vivant sous le régime chinois "de faire ceci ou de ne pas faire cela".

Le dignitaire a également appelé Tibétains et Chinois à vivre "côte à côte" réaffirmant que la question de l'indépendance n'était "pas à l'ordre du jour", lors d'une entrevue avec des journalistes.

"Ne commettez pas de violences, c'est mal. La violence est contraire à la nature humaine. La violence est presque un suicide. Même si un millier de Tibétains sacrifiaient leur vie, cela n'y ferait rien,

a-t-il déclaré.

"Nous avons les preuves, et les faits sont avérés que ces incidents ont été fomentés et organisés par la clique du dalaï lama", a affirmé de son côté le Premier ministre Wen Jiabao, sans apporter plus de précisions.

"Ils voulaient saboter les Jeux olympiques de Pékin", a martelé Wen lors d'une conférence de presse.

Le chef du gouvernement s'exprimait pour la première fois sur les troubles qui agitent le Tibet et les districts tibétains de l'ouest de la Chine depuis plus d'une semaine.

Wen Jiabao a reconnu que le mouvement, démarré dans la capitale du Tibet, s'était étendu à d'autres régions, comme l'ont affirmé des témoins.

Les émeutes de Lhassa ont fait 13 morts, vendredi, selon un bilan officiel. Les Tibétains en exil parlent de 100 morts, voire de centaines de victimes.

La Chine soutient que les forces de l'ordre n'ont pas tiré sur les manifestants, dont beaucoup de moines bouddhistes, et que les violences accompagnées d'incendies et de pillages, ont été commises par des casseurs. Selon cette version, les victimes sont des "innocents" tués sauvagement par des "émeutiers tibétains".

Cette nouvelle révolte anti-chinoise a éclaté lors du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa, qui a forcé le dalaï lama à fuir en Inde.

Le gouvernement chinois avait donné jusqu'à lundi minuit (lundi 16H00 GMT) aux protestataires impliqués dans les violences pour se rendre.

Les groupes pro-tibétains et les défenseurs des droits de l'homme redoutent que l'ultimatum augure d'une vague de répression.

Des témoignages avaient fait état lundi de ratissage des quartiers tibétains de Lhassa par les forces de l'ordre.

"Une présence militaire importante a pris le contrôle de la situation et des opérations ont été lancées pour arrêter ceux accusés par les autorités chinoises d'avoir orchestré les récentes manifestations, en particulier les anciens prisonniers politiques", estime le réseau Tibetinfonet.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a exhorté lundi les autorités chinoises à la retenue et a appelé toutes les parties à "éviter de nouvelles violences".

Pour Kate Saunders, de Campagne Internationale pour le Tibet (ITC), "la situation à Lhassa est très, très tendue, effrayante".

Une réceptionniste d'hôtel, interrogée par téléphone, a toutefois décrit un climat d'apaisement : "je travaille mais vu d'ici c'est calme (à l'extérieur), les gens marchent dans la rue, vaquent à leurs occupations", a-t-elle dit.

D'autres témoignages recueillis par l'AFP abondaient dans le même sens mais Lhassa étant fermée aux journalistes, il était impossible de se faire une idée précise de l'état de la ville.

"Il est devenu encore plus difficile d'y obtenir des informations", a commenté Kate Saunders, depuis Londres.

Interrogé mardi par l'AFP sur l'interdiction faite aux médias étrangers de se rendre au Tibet, le Premier ministre chinois n'a pas indiqué quand la région serait rouverte.

"Nous allons étudier la possibilité pour les médias étrangers de se rendre sur place pour constater la situation", s'est-il contenté de dire.

Interpellé sur un possible contact entre la Chine et le dalaï lama pour apaiser les tensions, Wen a répété que le leader tibétain devait d'abord renoncer à l'indépendance, "alors notre porte est grande ouverte pour un dialogue avec lui".

Des voix se sont élevées ces derniers jours à l'étranger pour demander un dialogue entre la Chine et le Prix Nobel de la Paix en exil, notamment celle de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Le dalaï lama a assuré à maintes reprises qu'il prônait une autonomie pour le Tibet et non une indépendance mais Pékin ne se satisfait pas de cet engagement.

Dimanche, il a réclamé une enquête internationale sur les récentes violences. Le leader spirituel des Tibétains a également condamné un "génocide culturel" au Tibet, sous contrôle chinois depuis 1951.

L'accusation a été qualifiée de "mensonge" mardi par le chef du gouvernement chinois.

# Posté le mardi 18 mars 2008 08:53

l'appel du dalaï-lama

l'appel du dalaï-lama
c'est vrai que le dalaï-lama abuse ...
je suis choquée par ses paroles ....

(humour humour)

petit pics de visites sur le blog depuis quelques jours grâce à l'actualité, si vous avez des remarques ou questions n'sitez surtout pas c'est avec plaisir que j'y repondrais


tibetlibrenow

# Posté le mercredi 19 mars 2008 10:08

reponse aux question

reponse aux question
Marjorie si il y'a une association que je te conseille pour l'aide tu tibet c'est :

solhimal

Qui est une association humanitaire d'Aide au Tibet et aux Peuples de l'Himalaya. SolHimal (anciennement Tibet Libre) oeuvre pour la défense du peuple tibétain et pour la sauvegarde de sa culture depuis 1988. L'association assure le parrainage d'enfants et d'adultes au Népal et en Inde, soutient des projets de développement, organise voyages et chantiers humanitaires et propose à la vente des produits d'artisanat himalayen, achetés à un prix équitable, dans le cadre d'expositions itinérantes en France.


de plus si tu utilise le moteur de recherche veoseach tu peut soutenir cette association!


Il y a aussi

http://www.solidaritetibet.org/
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http://tibet-info.net
http://tibetlibre.org

Si tu as d'autres questions n'hesite pas c'est avec plaisir que j' y repondrais


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# Posté le samedi 22 mars 2008 12:46

Modifié le mardi 25 mars 2008 12:08

news du jour

La Grèce va prendre "toutes les mesures nécessaires" afin d'éviter que des opposants au régime chinois ne perturbent la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, lundi à Olympie, a assuré vendredi à l'AFP une source gouvernementale grecque.

"Nous allons prendre toute les mesures nécessaires pour protéger cette cérémonie, qui se déroulera sans désordre et sans incident", a déclaré cette source, sous couvert d'anonymat.

Alors que les manifestations se multiplient dans le monde pour dénoncer la tenue des JO en Chine, après l'intensification de la répression du régime de Pékin au Tibet, les autorités grecques veulent éviter que l'allumage de la flamme et le relais qui suivra ne donnent lieu à des débordements.


La police grecque avait déjà annoncé des mesures "draconiennes", comme celles prises lors des JO d'Athènes en 2004.

Le 10 mars, un petit groupe de Tibétains avait organisé l'allumage symbolique d'une flamme près du site d'Olympie, dans le Péloponnèse, théâtre des Jeux dans l'Antiquité grecque.

La manifestation pacifique avait duré cinq minutes, le temps pour la police d'intervenir afin d'y mettre un terme, entraînant une brève bousculade.


La flamme des jeux Olympiques de Pékin a été allumée aujourd'hui (lundi 24 mars) à Olympie, berceau des Jeux antiques, au cours d'une cérémonie placée sous haute surveillance, dans la crainte d'incidents de manifestants opposés au régime chinois...

Ce qui fut le cas un representant de reporteres sans frontieres ayant reussit a faire passer pendant quelques secondes un drapeau (le même que sur les t-shirt montrés un peu plus haut dans le blog) derriere le representant chinois en plein discours. Les images ont biensur été censurés en chine ou la retransmission à été interrompue durant quelques minutes


Une porteuse thaïlandaise de la flamme olympique, l'écologiste Narisa Chakrabongse, a annoncé son retrait pour protester contre la répression chinoise au Tibet. "Je veux envoyer un message fort à la Chine" pour dire que "ses actions ne peuvent être acceptées par la communauté internationale" et qu'elle "devrait revoir d'urgence sa politique vis-à-vis du Tibet", a affirmé Narisa Chakrabongse, présidente de la Green World Foundation, qui faisait partie des 80 Thaïlandais sélectionnés pour se relayer et porter la flamme olympique, attendue le 18 avril à Bangkok.

news du jour

# Posté le lundi 24 mars 2008 08:33

manifestations dans le monde

manifestations dans le monde
Des Tibétains manifestent, le 18 mars 2008 devant le siège de L'Union européenne à bruxelles contre la répression au Tibet.

Plusieurs milliers de manifestants ont protesté en Europe, en Australie et aux Etats-Unis contre la répression au Tibet, et jusque devant le siège du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), sommé de sortir de son silence.

Les manifestants rassemblés devant le CIO -entre 500 et un millier selon les organisateurs, et 450 selon la police- étaient conduits par des moines bouddhistes revêtus de leur robe traditionnelle.

"Arrêtez de tuer au Tibet !", était-il écrit sur une banderole tandis qu'une autre proclamait : "M. Rogge, votre silence tue des Tibétains !".

Dans un bref communiqué, le CIO a jugé "naturel que les défenseurs des droits de l'homme et d'autres organisations profitent de ce que la Chine est sous les projecteurs en raison des jeux Olympiques de Pékin".

Les manifestants de Lausanne ont remis une lettre au CIO lui demandant "de faire une déclaration publique sur la contradiction entre les promesses de la Chine de respecter les droits de l'homme en sa qualité d'hôte des jeux Olympiques, et la violente répression exercée au Tibet au cours des cinq derniers jours".

"Nous vous exhortons également à ne pas faire passer la flamme olympique par le Tibet", ajoute le texte. Un changement d'itinéraire auquel s'est refusé lundi le CIO dans un communiqué lapidaire.

A Bruxelles, la police belge a arrêté plusieurs manifestants et a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser des Tibétains qui lançaient des projectiles sur la mission de Chine auprès de l'Union européenne. Auparavant, dans un autre quartier de Bruxelles, ces mêmes protestataires avaient manifesté sans incident devant les institutions européennes pour demander à l'UE d'aider le Tibet.

Huit députés français, de droite et de gauche, soutenus par une quarantaine d'exilés tibétains, ont protesté devant l'ambassade de Chine à Paris. Aucun des députés présents n'a réclamé le boycottage des JO de Pékin.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a déclaré que la France n'était pas pour le moment favorable à un boycottage de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin en raison de la situation au Tibet, mais n'a pas exclu que les 27 pays de l'UE en discutent.

A Oslo, une centaine de personnes se sont rassemblées mardi devant le Parlement norvégien en réclamant une enquête de l'ONU sur les violences. Arborant des drapeaux tibétains et des pancartes, les manifestants ont enjoint les autorités chinoises d'ouvrir le Tibet à des observateurs étrangers.

Au Portugal, deux associations, l'Union bouddhiste portugaise et le groupe de soutien au Tibet, récemment créé, ont appelé au "boycottage systématique des produits chinois au Portugal et dans le monde". Les deux organisations ont également appelé à manifester mercredi à Lisbonne et à Porto "contre la répression et la violence au Tibet".

A Madrid, une trentaine de personne se sont rassemblées mardi devant l'ambassade de Chine aux cris de "Gouvernement chinois assassin !" et "ONU complice". La veille, quelque 300 personnes s'étaient rassemblées devant le consulat de Chine à Barcelone (nord-est de l'Espagne) et un groupe avait tenté de forcer le cordon de police qui protégeait le consulat.

Plusieurs dizaines de Slovaques se sont rassemblés devant l'ambassade de Chine à Bratislava avec des drapeaux tibétains et des pancartes pour réclamer que les "jeux Olympiques ne servent pas de faire-valoir au régime criminel" de Pékin.

En Australie, des manifestants ont brûlé des drapeaux chinois devant le consulat de Chine à Sydney.

A New York, 21 Tibétains exilés ont été arrêtés devant le siège de l'ONU tandis que la façade de l'ambassade de Chine à Washington était maculée de peinture rouge.

Au moins 58 Tibétains en exil qui protestaient contre les répressions au Tibet ont été arrêtés mardi à Katmandou, après avoir tenté de manifester devant un bâtiment de l'ONU, a annoncé la police népalaise.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 12:39